PSG-Real Madrid : 4-1 (1-0)
Jeudi 18 mars 1993, Parc des Princes. 46000 spectateurs

Arbitre : M.Puhl (Hongrie)
Buts : Weah (33ème), Ginola (81ème), Valdo (88ème), Kombouaré (90+6ème) pour le PSG ; Zamorano (90+4ème) pour le Real Madrid

PSG : Bernard Lama - Jean-Luc Sassus (Bruno Germain 76ème), Ricardo Gomes, Antoine Kombouaré, Patrick Colleter, Paul Le Guen (capitaine), Vincent Guérin, Valdo, David Ginola - George Weah, Amara Simba (Daniel Bravo 73ème)
Entraîneur : Artur Jorge

Real Madrid : Buyo (cap.) - Nando, Ramis, Rocha, Lasa - Hierro, Michel, Prosinecki, Luis Enrique (Alfonso 83ème) - Butragueno (Villaroya 75ème), Zamorano
Entraîneur: Benito Floro     

 

Rappel: Le PSG perd le match aller de 1/4 de finale de la Coupe de l'U.E.F.A. contre le Real Madrid (3-1). 

 

Jeudi 18 mars 1993: l'évènement arrive enfin ! Dans un Parc archi-comble et bouillant, Paris arrive avec la ferme intention de créer la sensation. D'autant plus que peu de temps avant, Marseille et Auxerre s'étaient qualifiés en demi-finale de coupe d'Europe, ce qui était déjà remarquable à l'époque. Et comme on dit, jamais deux sans trois ! Avec une équipe remaniée (Alain Roche et Laurent Fournier étant suspendus), Paris attaqua le match avec une mentalité exemplaire. Comme ils n'avaient rien à perdre, ils devaient prendre le jeu à leur compte ! C'est ce qu'avait d'ailleurs demandé Artur Jorge à l'époque: marquer au moins un but dès la première période.

Après des occasions diverses, comme avec Ricardo ou Weah, arrive la 33ème minute. Après une belle course, Amara Simba, titulaire surprise puisque c'est le remplaçant de Fournier, obtient un corner. Valdo se charge de le tirer côté gauche de l'attaque parisienne, et George Weah coupe la trajectoire du ballon, qui va droit dans les filets ! Dans un Parc en transe, la moitié du chemin est faite ! Plus qu'un but, et c'est la qualification tant espérée !

Mais en seconde période, après avoir frôlé le pire suite à des contre-attaques madrilènes heureusement stoppées par Lama, Paris ne parvient pas à marquer ce second but salvateur. Weah, Ginola essaient, en vain. Daniel Bravo, après avoir remplacé Simba, trouve même la barre transversale ! Rien n'y fait, Paris reste éliminé avec les honneurs. Jusqu'au coup de génie, signé « El Magnifico » Ginola ! Après une belle combinaison parisienne, partie de la défense parisienne, Ginola reprend puissamment du gauche un ballon passé par Bravo de la tête, suite à une aile de pigeon exceptionnelle de Weah. Il fusille Buyo, et le Parc chavire de bonheur ! Un but magique: Paris a sa qualification !

Mais attention, un but madrilène, et c'est fini ! Après avoir récupéré le ballon de sa surface, Ginola remonte le terrain, et passe à Weah. Ce dernier, après un contrôle magnifique, passe à Valdo, esseulé. Le brésilien de poche fait mine de frapper, ce qui a pour conséquence de battre Rocha, le dernier défenseur présent pour le contrer. Après sa feinte, il tire, et ça fait mouche !! 3-0, exceptionnel ! L'ambiance est indescriptible: on n'a jamais vu ça à Paris !

Après ce but, l'attente est insupportable. En effet, si Madrid marque un but, il y aura les prolongations à coup sûr ! D'autant plus que les madrilènes n'ont plus rien à perdre, ils se ruent à l'attaque ! Alors que la quatrième minute d'arrêt de jeu est entamée, à l'incompréhension générale puisqu'il n'y pas eu autant d'arrêts durant le match, Madrid obtient le coup franc de la dernière chance. Et l'impensable arriva : sur une remise de la tête de Michel, le petit chilien Zamorano surgit, et remet les deux équipes à égalité parfaite sur les deux rencontres, en mettant le ballon en dessous des jambes de Lama. Le Parc passe alors de l'état de furie à un silence de plomb. Après avoir dominé et fait un match de rêve, il va y avoir prolongation...

Et arrive le plus beau. Après avoir entamé la sixième minute d'arrêt de jeu, chose extrêmement rare, Ginola obtient le dernier coup franc de la partie. Valdo s'en charge, tire dans le paquet, et la légende s'installe : Kombouaré, après Anderlecht, délivre une nouvelle fois les siens sur un coup de tête ravageur !! 4 0 1 au bout du suspense !! Après un dernier arrêt de Lama qui soulage tous les supporters parisiens, le staff, et même les français. Paris se qualifie en réalisant une prestation inoubliable !! Et a conquis tout le monde, y compris ses plus fervents détracteurs !!

Sans le savoir, Paris va réaliser face à la Juventus la première des cinq demi-finales consécutives entre 1993 et 1997. Malheureusement, ils seront éliminés face à leur bête noire en Europe. Mais le plus important, ils ont convaincu, et se sont battus avec leurs tripes. Chose que le PSG d'aujourd'hui devrait faire beaucoup plus souvent...

Real Madrid-PSG: 0-1 (0-1)

Coupe des Vainqueurs de Coupe, 1/4 de finale, match aller à Madrid
Jeudi 3 mars 1994, Stade Santiago Bernabeu. 60000 spectateurs


But : George Weah, 32′.


L’Équipe du PSG : Bernard Lama – Jean-Luc Sassus, Ricardo Gomes, Alain Roche, Patrick Colleter – Laurent Fournier, Francis Llacer, Vincent Guérin, Valdo Filho – George Weah (Daniel Bravo, 85′), David Ginola (Xavier Gravelaine, 88′). Entraîneur : Artur Jorge.
Avertissements à Francis Llacer et Jean-Luc Sassus.

 

 

Compte-rendu :

 

Un an après un cinglant 3-1 encaissé à Madrid, ce second déplacement fut en revanche porteur d’une belle satisfaction. Toujours contre le Real, et pour la compte de la défunte Coupe des Coupes cette fois-ci, les Franciliens, emmenés par une génération des plus talentueuses, ont réussi l’incroyable pari de l’emporter en terre madrilène. Un but de George Weah, inscrit lors de la 34e minute de jeu sur une passe de Ginola, a offert à l’équipe dirigée par Artur Jorge une victoire de prestige. Elle fut validée au retour avec un nul d’un but partout. Jusqu’à aujourd’hui, il s’agit de l’une des performances les plus notables du PSG sur la scène européenne.

 

 

PSG - Saint-Etienne 2-2 (1-0) 6 tab à 5. Buts :
Toko (58ème), Rocheteau (120ème) pour le PSG. Platini (76ème et 99ème) pour Saint-Etienne  

 

Paris SG : BARATELLI Dominique,
FERNANDEZ Luis , COL Philippe (RENAUT Eric à la 118è) PILORGET Jean Marc,
BATHENAY Dominique, LEMOULT Jean Claude, Nambatingue Tokomon "TOKO", Sarr
BOUBACAR, ROCHETEAU Dominique, SURJAK Ivan, DAHLEB Mustapha (N'GOM Michel à la
84è) 



AS Saint-Etienne : CASTANEDA
Jean, BATTISTON Patrick, LESTAGE Patrice, GARDON Bernard (NOGUES Raoul à la
67è), LOPEZ Christian, ZANON Jean Louis, PAGANELLI Laurent puis (ROUSSEY Laurent
à la 67è), JANVION Gérard PLATINI Michel, LARIOS Jean François, REP Johnny

 

 

1982. Presque 10 ans après sa montée en première division, le Paris Saint Germain s'apprête à jouer sa première finale de Coupe de France, chez lui, au Parc des Princes. L'adversaire n'est pas des moindres.
L'AS Saint-Etienne de Michel Platini (qui dispute là son dernier match sous le
maillot Vert). Une rencontre qui suscite les passions. Près de 150 000 demandes ont été reçues par le club mais seulement 46 160 personnes ont pu assister à ce match de gala.

Puisqu'on ne change pas une équipe qui gagne, l'entraîneur Georges Peyroche confirme logiquement le même 11 qui était allé l'emporter en demi-finale contre Tours.

Conscients qu'ils peuvent entrer dans la légende, les joueurs de la Capitale entament la rencontre pied au plancher, et il faudra un bon Castaneda pour stopper la frappe de Rocheteau à la 6ème minute.

19ème minute, Ivika Surjak frappe et marque un coup franc. Le Parc
exulte mais la joie sera de courte durée. Monsieur Vautrot refuse logiquement le but car le ballon n'a été touché par aucun joueur alors qu'il s'agissait d'un coup franc indirect.

Les deux équipes rejoignent les vestiaires après 45 premières minutes d'une rare intensité. Les occasions se sont faites rares tant le niveau tactique du match est élevé.

Au retour des vestiaires, les hommes de Peyroche poursuivent leurs offensives et seront logiquement récompensées à la 58ème minute lorsque Toko marque d'une reprise de volée aux 6 mètres au second poteau après un centre en retrait de Surjak.

Cueillis à froid, les verts ne comptent pas en rester là et égalisent à la 76ème minute par le jeune mais déjà talentueux Michel Platini.

Le chouchou des français reprend un bon ballon des 6 mètres au second poteau après un long centre aérien de Zanon dévié par Nogues.

Quinze minutes plus tard, Michel Vautrot siffle la fin du temps réglementaire. Il faudra aller aux prolongations pour trouver un vainqueur.

A la 99ème minute des prolongations, Platini double la marque en évitant les retours successifs de Pilorget, Bathenay et Lemoult. Les parisiens sont atterrés par ce coup de poignard mais comptent bien jeter leurs dernières forces dans la bataille.

Les verts se dirigent vers une nouvelle victoire en Coupe de France lorsqu'à la 120ème minute des prolongations, à quelques secondes du coup de sifflet final, Rocheteau reprend un centre de Surjak qui fait mouche.

Le Parc exulte, les supporters libèrent leur joie et envahissent le terrain. Même le charismatique président parisien Francis Borelli entame une course folle vers le terrain et y embrasse la pelouse. Une image qui fera le tour du monde. Dans tout le stade, des scènes de joie et d'allégresse vont interrompre le match. Le président parisien déclarera après le match : "Le but de Rocheteau, c'est le moment le plus intense de ma vie. Je n'y croyais plus. C'était cuit, pour plaisanter, je disais aux gens à côté de moi : 'on ne peut pas ne pas égaliser !'. Et puis Rocheteau a marqué... C'était la délivrance ! L'explosion de joie ! Impensable... Alors, j'ai embrassé la pelouse, cette terre bénie du Parc, pour remercier le ciel... comme les Musulmans que je voyais en Tunisie, qui embrassaient la terre pour remercier leur Dieu."

Avec ce but au combien précieux, les parisiens décrochent in extremis la séance des tirs aux buts et prolongent un peu plus le suspens.

Après trente minutes d'interruption, les choses rentrent dans l'ordre et les joueurs peuvent enfin se disputer la victoire aux tirs aux buts. Comme en demi-finale Dominique Baratelli va s'employer (il avait arrêté 4 des 5 tentatives tourangeonnes). Le portier parisien stoppe la tentative de Lopez avant que Jean-Marc Pilorget transforme son tir et libère le Parc.

Le capitaine Dominique Bathenay peut soulever la coupe. Le Paris Saint Germain ouvre son palmarès par une soirée déjà légendaire.

La dernière victoire d'une équipe parisienne en coupe de France remontait au 8 mai 1949 (Racing-Lille : 5-2). Le PSG devient le 24ème club français qualifié pour une coupe européenne. Deux jours plus tard, le PSG est sur les
Champs-Elysées. Le cortège, parti de Saint-Germain-en-Laye est accueilli par 5000 supporters.

 

 

PSG 1-0 Rapid de Vienne But: N'Gotty 29e
Arbitre : M.Pairetto (Italie)

Affluence: 37 500 spectateurs
Avertissements :
Fournier (55è) et N'Gotty (71è) pour le PSG ; Jancker (34è), Schöttel
(37è), Hatz (54è), Heraf (65è) et Stöger (84è) pour le Rapid

 

Paris SG : Lama - Roche, Le Guen, N'Gotty - Fournier (Llacer
77), Colleter, Bravo, Guérin, Raï (Dély Valdés 11) - Djorkaeff, Loko

Rapid de Vienne: Konsel - Schöttel, Ivanov, Hatz, Heraf -
Kühbauer, Stöger, Guggi, Marasek - Stumpf (Barisic 60), Jancker

 

 

8 Mai 1996

 

Finale de la Coupe d'Europe des Vainqueurs de
Coupes 1996

 

 

Après un parcours sans faute et les
qualifications contre Molde, Celtic Glasgow, Parme et La Corogne, le PSG joue la
première finale européenne de son histoire contre les autrichiens du Rapid de Vienne au Stade du Roi Baudoin
de Bruxelles. Le public parisien est venu en nombre. Près de 15 000 supporters
ont fait le déplacement.

 

Le club parisien sort d'une saison difficile en
championnat. Champion d'Automne, le PSG s'est alors fait rattrapé par l'AJ
Auxerre alors qu'il comptait 10 points d'avance !

 

Le PSG part largement favori contre le surprenant
club autrichien et ses stars naissantes comme Karsten Jancker ou confirmées
comme Trifon Ivanov. L'ancien coach parisien Arthur Jorge alors présent en tribunes résume d'une formule
son sentiment : « Sur vingt matches, le PSG sort gagnant, mais sur une
rencontre, surtout celle-là, tout peut arriver
. » 

 

Pour préparer cette rencontre, Michel Denisot a l'idée d'engager Yannick Noah comme
"préparateur mental". L'ancien tennisman aura eu de nombreuses vertus sur le
groupe, l'aidant à relativiser l'événement et lui inculquant sa célèbre "gagne"
lors du stage de préparation de cette finale à Handaye.

 

En entrant sur la pelouse, les joueurs
parisiens semblent tendus. Patrick
Colleter
sert les poings à plusieurs reprises pour vérifier que les autres

sont dans le même état d'esprit.

 

Pas de surprise dans le 11 débutant, Guerin,
LeGuen, N'Gotty, Raï, Lama, Roche puis Fournier, Loko, Djorkaeff, Bravo et
Colleter

 

11ème minute : Coup dur pour les rouges et bleus.
Rai se blesse. On le soigne sur la ligne de
touche. Le Brésilien insiste encore un peu mais le remplacement semble
inévitable. Luis Fernandez appelle
Dely Valdes.

 

20ème minute, Ouverture d'N'Gotty pour Dely
Valdes
. Le Panaméen qui vient juste d'entrer dévie de la tête pour Youri Djorkaeff omniprésent dans

l'entrejeu. L'international français frappe d'une position excentrée. Son tir
flirte avec la transversale de Michael Konsel.

 

Le PSG assume son rôle de favori. C'est lui qui
fait le jeu, forçant les autrichiens à procéder par contres.

 

29ème minute, Coup franc indirect pour le Paris
Saint Germain à plus de 35 mètres. Youri
Djorkaeff
décale Bruno N'Gotty qui

d'un missile légèrement dévié par un défenseur autrichien trouve les filets de
Konsel. (1-0)

 

Les joueurs parisiens profitent de ce coup de
massue sur les têtes autrichiennes pour tenter d'aggraver le score. Une tête de Bravo (35e) puis une combinaison Loko-Dely Valdes (41e) viendront menacer Konsel qui en
sortira à chaque fois vainqueur.

 

Le Rapid semble complètement assommé par la nette domination parisienne. Décalage dans le jeu mais aussi dans les tribunes où la voix des supporters du Rapid Vienne s'étouffe progressivement alors que celle du virage d'en face n'en finit plus d'enfler.

 

Les parisiens sont alors sur la voie du succès et
manquent quelques occasions de tuer le match.

 

Mais les attaquant parisiens se montrent à
l'image de leur fin de saison, imprécis. Djorkaeff puis Dely Valdes manquent de belles opportunités d'aggraver
la marque aux 50, 59 et 61èmes minutes.

 

64ème minute : Le PSG est à deux doigts de
regretter ses occasions manquées. Andreas, d'une tête oblique contraint Bernard Lama à la parade.

 

Peur de gagner, peur de perdre? Toujours est il
que le PSG semble paralysé en cette fin de match. Les autrichiens en profitent
pour mettre la pression sur la défense francilienne.

 

Comme pour casser un rythme qui va finir par
jouer en sa défaveur, Luis Fernandez
fait entrer Francis Llacer

 

A quatre minutes de la fin, Vincent Guérin manque d'un rien le deuxième but.
Qu'importe, le PSG, avec un seul but, comme l'OM il y a trois ans, remporte la
Coupe d'Europe.

 

Le PSG est le second club français à remporter
une Coupe d'Europe et le plus jeune club de l'histoire à entrer dans un palmarès
européen.

 

« On peut être champion de France tous les
ans, mais là ça ne se joue pas au même étage.. C'est l'objectif suprême de tout
club de football. »
Michel Denisot

 

Les joueurs parisiens
célèbrent leur victoire avec les
supporters sur les
Champs Elysées. C'est probablement à ce jour le meilleur souvenir de l'histoire
du club.

 

Luis Fernandez est le premier entraîneur français à gagner
une Coupe d'Europe.

 

Le lendemain les joueurs sont reçus par le
président Jacques Chirac à l'Elysée puis descendent les Champs-Elysées devant
près de 50 000 personnes.



 

Bayern Munich-PSG: 0-1 (0-0)

Ligue des Champions, Phase de groupes, Munich
Mercredi 23 Novembre 1994, Stade Olympique de Munich. 46000 spectateurs


But : George Weah, 80′.

 

L’Équipe du PSG : Bernard Lama – José Cobos, Oumar Dieng, Alain Roche, Patrick Colleter – Francis Llacer, Daniel Bravo (Paul Le Guen, 57′), Vincent Guérin, Jean-Philippe Séchet – Pascal Nouma, David Ginola (George Weah, 64′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à Jean-Philippe Séchet.

 

Résumé du match

 

Bien que qualifié, le PSG ne fait que peu tourner dans ce match, visant clairement ainsi la première place du groupe, et fait logiquement le siège des cages d’Oliver Kahn. De son coté, Lama n’est inquiété que sur corner, et les deux gardiens internationaux réalisent un superbe match, repoussant encore et encore l’ouverture du score. En fin de match, George Weah efface trois joueurs avant d’envoyer un boulet dans la lucarne de Kahn, qui ne peut rien faire (0-1, 80e).

Dans le groupe A, l’IFK est assuré de terminer premier. Bien que premier de son groupe, le PSG aura un gros en quarts de finale : le FC Barcelone, Manchester United ou Galatasaray.

 

 

PSG 2-1 FC Barcelone Buts : Bakero (50e), Raí (73e), Guerin (83e).

Avertissements : Kombouaré, Colleter, Nadal, Sergi, Eusebio.

 

PSG: Lama — Cobos, Kombouaré, Colleter, Le Guen, Guérin, Raí, Valdo, Bravo, Weah, Ginola. Entraîneur : Fernandez.

 

FC Barcelone: Busquets — Koeman, Nadal, Ferrer, Sergi, Bakero, Eusebio, Iglesias, Hagi (Abelardo, 72e), Begiristain (José Mari, 58e), Stoichkov. Entraîneur : Cruyff.

 

 

Un an après avoir éliminé le grand Real,
le Paris Saint Germain reçoit en quarts de finale de la Ligue des Champions le
tout aussi grand Barça. Le match aller se déroule au Nou Camp de Barcelone,
stade mythque dans lequel les parisiens parviennent à décrocher un bon match nul
(1-1) après une égalisation de Weah.

 

Dès la 5ème minute de jeu, David Ginola
centre pour la tête de George Weah qui

heurte la barre transversale espagnole. Premier avertissement pour les Catalans.

 

32ème minute, Ginola toujours s'enfonce
dans la défense barcelonaise, son lob touche une nouvelle fois la barre.

 

39ème minute, Valdo centre
pour Raï dont la tête tape encore et toujours
ce fichu montant gauche de Busquets. Le PSG est maudit se dit-on dans les través
du Parc.

41ème minute, pour la quatrième fois, l'équipe de la capitale
heurte la transversale par l'intermédiaire de l'infernal David Ginola.

 

Les parisiens rentrent au vestiaire avec de grands regrets. Ce
manque de réalisme durant cette première periode à sens unique pourrait se payer
très cher par la suite, surtout face au réalisme barcelonais.

Au retour des vestiaires, les parisiens sont cueillis à froid.
L'espagnol Bakero trompe Lama et donne la
qualification aux siens. Triste sort pour un PSG pourtant archi dominateur en
première periode. Mais le PSG a de la ressource. 67ème minute, David Ginola touche une nouvelle fois la barre des 20
mètres. Les dieux du football ne sont décidement pas du côté français ce soir.

La pression française se fait de plus en plus insistante, si
bien qu'à la 72ème minute, le corner de Le
Guen
trouve le brésilien Raï qui propulse

le ballon au fond des filets. (1-1) L'égalisation enfin méritée intervient
enfin. Les deux équipes sont pour le moment à égalité parfaite sur l'ensemble
des deux matchs. On se dirige donc vers les prolongations.

 

Mais c'est sans compter sur Vincent
Guerin
. A la 83ème minute, Valdo trouve

le petit milieu de terrain parisien qui d'une tendue du droit plein axe parvient
à tromper Busquets. (2-1)

 

Quoi qu'il en soit, le Paris Saint-Germain est qualifié pour les demi-finales de
la Ligue des Champions mais tombera au tour suivant, en demi-finale comme
toujours, face au tenant du titre, le Milan AC.

 

 

PSG 3-2 Nantes

11 juin 1983, Parc des Princes

Arbitre : M. Vautrot 46 203 spectateurs

Buts : Zaremba (3e), Susic (66e) et Toko (81e)
pour le PSG ; Baronchelli (17e) et Touré (40e) pour Nantes

 

Paris SG : Baratelli ; Tanasi ;
Lemoult ; Pilorget ; Bathenay (puis Dahleb à la 50e) ; Zaremba ; Toko ;
Fernandez ; Rocheteau ; Susic ; N'Gom

 

FC Nantes : Bertrand-Demanes ;
Bibard (puis Picot à la 82e) ; Ayache ; Rio ; Bossis ; Adonkor ; Baronchelli ;
Tusseau (puis Muller à la 73e) ; Halilhodzic ; Touré ; Amisse

 

 

Un an après sa première victoire en Coupe
de France contre Saint-Etienne
, le Paris Saint Germain remet ça contre
Nantes. Une deuxième finale consécutive dont l'issue sera toute aussi heureuse pour les franciliens.

Assuré d'être européen la saison suivante, le PSG est confronté à un adversaire
de taille. 

 

Le FC Nantes emmené par Vahid Halilhodzic meilleur buteur du championnat (28 buts) ainsi que par José
Touré, Maxime Bossis et Loïc Amisse vient de terminer à la première place du
Champion de France. Mais les parisiens emmenés par Safet Susic ne comptent pas laisser filer leur titre.

 

3ème minute, Pascal Zaremba frappe un
coup-franc des 20 mètres au ras du poteau gauche de
Bertrand-Demanes et ouvre le score pour le PSG dans un Parc des Princes acquis à sa cause. (1-0)

 

 L'avantage parisien sera de courte durée puisqu'à la 17ème minute le nantais
Bruno Baronchelli égalise sur une passe de William Ayache (1-1). Douche froide sur le stade de la Porte de Saint-Cloud.

40ème minute : Coup de tonnère, peu avant la mi-temps lorsqu'Adonkor centre pour José Touré. Lle plus brésilien des français donne l'avantage aux canaris d'une superbe reprise de volée précédée d'un amortit de la poitrine puis d'un coup du sombrero et de quelques jonglages. (1-2)

 

Le PSG est mené à la mi-temps, cueilli à vif par un FC Nantes jouant à l'image
de sa formidable saison. Au retour des vestiaires, l'entraîneur parisien Georges Peyroche maintient sa confiance en
son système de jeu en 4-3-3. Dominique
Bathenay
, blessé doit quitter le terrain. Mustapha Dahleb le remplace.

 

65ème minute, Safet Susic remet les deux
équipes à égalité d'une frappe de 20 mètres après un superbe crochet. (2-2). Le Paris Saint Germain égalise au pire moment pour les nantais qui avaient alors la mainmise sur le match.

 

Le match s'emballe, le public chante pour
encourager son équipe et le onze parisien sonne la révolte.

 

82ème minute : C'est le coup de grace. Safet Susic toujours lui centre pour Nambatingue Toko qui donne la victoire au PSG
après un tir croisé de 15 mètres ! (3-2)

Le score en reste là malgré le pressing nantais des derniers instants. Dominique Barratelli et ses coequipiers
peuvent soulever la Coupe de France pour la deuxième fois consécutive

 

Comme l'an passé contre Saint-Etienne, Francis Borelli retourne
embrasser la pelouse du Parc des Princes.

 

Cette 66ème finale de la Coupe de France restera
comme l'une des plus belles dans l'intensité mais aussi dans le suspense qu'elle a prodigué. L'issue est heureuse pour les parisiens qui deviennent au fil des ans l'équipe de coupe par excellence.

 

 

PSG 5-0 Steaua Bucarest Buts : Raï 2 sp, 23 et 56, Simone 31 et Maurice
41, Affluence : 42 686 spectateurs.

Avertissements : Maurice (38e), Le Guen (51e), Rai (56e),
Domi (64e) pour le PSG ; Rotariu (5e) et Reghecampf (10e) pour le Steaua
Bucarest.

 

Paris SG : Revault - Domi, Le
Guen, Roche, Algérino - Gava, N'Gotty, Leonardo, Raï - Maurice (Leroy 76),
Simone.

 

Steaua Bucarest : Ritli -
Reghecampf, Csik, Rachita, Baciu (Ciocoiu 67), Miu - Rotariu, Militariu, Nagy
(Hrib 33), Serban (Munteanu 71) - Rosu

 

Arbitre : M.Jol
(PAYS-BAS)  

 

Qualifiés pour la Ligue des Champions 1997/98 au terme d'une saison mi figue, mi raisin, le Paris Saint Germain doit passer par le tour préliminaire pour espérer pouvoir jouer cette prestigieuse compétition.
Le tirage au sort annonce le Steaua Bucarest, champion
roumain comme adversaire relativement modeste d'un PSG tout récent finaliste de la Coupe des Coupes.

 

Au match aller, les hommes de la capitale
française se font surprendre 3-2 en Roumanie dans une ambiance comme souvent hostile.

 

Mais l'important n'est pas là. Une réserve est
déposée par le club roumain à l'encontre de son adversaire du soir qui a commis l'erreur de faire jouer un joueur suspendu, en la personne
de Laurent Fournier. En guise de
sanction, le comité de l'UEFA décide de modifier le score du match aller en un
3-0 pour le Steaua.

Cette sanction sur tapis vert
est lourde de conséquence pour un PSG qui mise plus que jamais sur cette C1, tant sur le plan sportif que financier.

Gagner 4-0 à domicile au
match retour apparaît comme la seule solution pour accrocher la qualification
pour cette phase finale de Ligue des Champions. Les experts évaluent à 4% les chances de qualification. L'EXPLOIT EST EN ROUTE !

Dès le début du match, un sentiment de solidarité et de communion entre les joueurs et le public se fait sentir dans les travées du Parc des Princes. La fête promet d'être belle.

 

Dès la 2ème minute de jeu, Raï transforme un
penalty relatif à une faute commise sur Maurice. (1-0)

23ème minute, Raï double la mise de la tête
sur un corner tiré par Le Guen. (2-0)

31ème minute, Marco Simone signe le 3ème
but par une frappe du gauche. Les roumains sont acculés dans leur camp sous la
pression rouge et bleue. C'est la folie au Parc des Princes. (3-0)

41ème minute, Action de toute beauté menée par Simone qui remise sur Leonardo talonnant pour Maurice qui marque d'un tir croisé. Avec ce but, le PSG tient sa qualification. La mi-temps n'est pas encore passée et le travail est déjà bien accompli. (4-0)

En seconde période, Raï aggravera même le score et s'offrira le coup du chapeau. (5-0) La fête n'en est que plus belle.

 

Gérants ce confortable avantage, les parisiens conservent le
ballon sans trop s'exposer jusqu'au coup de sifflet final. Par cet exploit,
c'est probablement l'une des plus belles pages de l'histoire du club voir du
football français qui vient de s'écrire.

 

 

PSG-OM

 

Série de victoires entre 2002 et 2004

 

De 2002 à 2004, le PSG a réalisé un véritable exploit contre son ennemi de
toujours, sa bête noire : l'Olympique de Marseille. Durant 10 ans, le PSG n'a
presque jamais vainqu le club sudiste, n'accumulant que défaites et matchs nuls au termes de matchs chauds et fermés.

Dans les tribunes aussi ces confrontations ont été sources de débordements,
surtout dans le début des années 90.

Pourtant, le PSG a réussit un exploit, aligner 8 victoires de suite en l'espace
de 3 saisons. Du jamais vu dans l'histoire de cette rivalité inédite. L'élément
déclencheur de cette fabuleuse série à un nom : Ronaldinho Gaucho.

 

PSG 3-0 OM

26 Octobre 2002

12ème journée de L1

 

PSG-Marseille : 3-0 (2-0).
Arbitre : M. Poulat. 41949 spectateurs. But(s) :
Ronaldinho (16e), Ronaldinho (38e), Cardetti (82e) pour PSG.

Avertissement(s) : Pochettino (67e), Nyarko (77e), Llacer (86e)
pour PSG ; Johansen (60e), Bakayoko (65e), Meïte (87e) pour Marseille.

 

PSG : Letizi - Cristobal, El Karkouri, Pochettino, Heinze, Déhu - Nyarko (Llacer, 83e), Fiorèse (Benachour,
76e) - Cardetti, Ogbeche (Potillon, 69e), Ronaldinho. Entr. :
Fernandez.



Marseille : Runje - Dos Santos,
Van Buyten, Meïte, Ecker - Olembe, Hemdani, Johansen, Celestini - Sakho
(Bakayoko, 61e), Fernandao (Chapuis, 67e). Entr. : Perrin.

 

Dès le début de la rencontre, un Ronaldinho déchaîné prouve qu'il est un joueur pouvant faire le show. Il va particulièrement faire du mal à la défense phocéenne ce soir.

16ème minute, Ronnie ouvre le score après un coup franc magnifique complètement excentré sur le côté gauche. Une frappe enveloppée à mi-hauteur vient tromper Runje. (1-0) Le Parc exulte.

38ème minute : Le PSG à toujours la main mise sur le match. Peu avant la pause, Cristobal trouve Fiorèse qui centre pour Ogbeche. Le nigerian et stoppé irrégulièremet par Runje.
PENALTY! Ronnie s'en charge et y vas de son doublé. (2-0)

Au retour de la pause, à la 54ème minute, les supporters marseillais vexés vont bombarder le joueur brésilien de pétards et autres projectiles lorsque celui-ci s'apprête à tirer un corner. Alain Perrin le coach marseillais viendra calmer ses supporters.

La plus belle des réponses est celle de Ronaldinho qui va littéralement humilier les défenseurs phocéens par des dribbles venus d'ailleurs.

La cerise viendra à la 82ème par Martin "El Chapulin" Cardetti qui va se jouer de la défense marseillais et lober Runje de la tête après une belle passe de Gabi Heinze. (3-0) 



PSG 2-1 OM

25 Janvier 2003

16ème de finale de la Coupe de France

PSG-Marseille : 2-1 (1-0).
Arbitre : M. Bré. 38150 spectateurs. But(s) :
Pochettino (14e), Fiorèse (102e) pour PSG ; Van Buyten (62e) pour
Marseille. Avertissement(s) : Pochettino (18e), Ogbeche (59e),
Déhu (72e), El Karkouri (109e) pour PSG ; Meïte (10e), Hemdani (55e), Van Buyten
(65e), Sychev (105e) pour Marseille. Expulsion(s) : El Karkouri
(120e) pour PSG ; Dos Santos (90e) pour Marseille.

 

PSG : Alonzo - Potillon, Déhu,
Heinze, Pochettino, El Karkouri - Rocchi (Ronaldinho, 67e), J. Leroy, Hugo Leal
(Llacer, 112e), Fiorèse - Ogbeche (Aloisio, 75e). Entr. :
Fernandez

 

Marseille : Runje - Van Buyten,  Dos Santos, Meïte - Johansen, Celestini, Hemdani - Chapuis (Sychev, 64e), Sakho, (Fernandao, 72e), Bakayoko. Entr. : Perrin

 

L'OM compte bien prendre sa revanche dans ce 16ème de finale de la Coupe de France. Les 2 équipes se rencontrent au Parc des Princes trois mois presque jour pour jour après la cinglante défaite olympienne ici même.

Luis Fernandez en grand joueur de Poker préfère aligner le jeune Romain
Rocchi
dont c'est le premier match parmi l'élite en lieu et place de... Ronaldinho véritable bourreau du match aller dont il est fort à parier que la strategie maseillaise était basée sur un dispositif "anti Ronnie"

 

Comme pour le match précédant, le PSG commence très bien la partie et ouvre très vite le score à la 14ème par la tête de Mauricio Pochettino après un corner d'Hugo Leal (1-0) . Le match s'emballe et les fautes affluent. "Logiquement", les supporters marseillais s'excitent et balancent des projectiles sur le terrain une fois de plus. Les CRS doivent intervenir.

 

39ème minute : "Batho" Ogbeche lance Jérôme Leroy seul face à Runje le gardien croate de l'om, mais le milieu de terrain rate la balle du K.-O. en enlevant trop sa frappe.

63ème minute : Le PSG emmené par un très bon Hugo Leal va voir le score égalisé par l'intermédiaire de Daniel Van Buyten le véritable bourreau puisqu'il marque à presque toutes les confrontations entre le PSG et l'OM. Le géant belge égalise de la tête sur un corner.

A 1-1, le Parc gronde. Poussé par les supporters,
Luis fait enter le prodige brésilien
Ronaldinho. Le champion du Monde va
accentuer le pressing parisien. En vain, le match se termine sur un score nul de 1-1. La prolongation s'annonce tendue. Le match est
plus que jamais fermé et aucune des deux équipes n'ose se découvrir d'autant plus que les marseillais jouent à 10 après l'expulsion de Manuel Dos Santos.

C'est le moment que choisit Ronnie pour accelerer le rythme. Après un festival de dribbles, il transmet à Fabrice Fiorèse qui trompe Runje. (2-1).

Fiorèse se montre un peu taquin et nargue le public olympien, lui qui avait été tant critiqué après sa simulation sanctionnée contre Bordeaux.

Luis Fernandez décide de préserver le score en faisant enter Cisco Llacer qui saura casser le rythme du match. En toute fin de match, Talal El-Karkouri
rejoindra Dos Santos aux vestiaires.

Peu importe, le PSG remporte un deuxième succès de suite face à l'OM. Luis se permet une petite danse devant le public. Le PSG atteint les 8èmes de finale et ira même jusqu'en finale qu'il perdra devant l'AJ Auxerre.







OM 0-3 PSG

9 Mars 2003

Stade Velodrome de Marseille

30ème journée de L1

 

 

Marseille-PSG : 0-3 (0-1).
Arbitre : M. Layec. 59000 spectateurs. But(s) :
J. Leroy (28e), Ronaldinho (55e), J. Leroy (83e) pour PSG.
Avertissement(s) : Johansen (38e), Sychev (72e) pour Marseille
; Heinze (44e), Cristobal (55e), J. Leroy (74e), Rocchi (82e) pour PSG.

 

Marseille : Runje - Meïte
(Sychev, 61e), Ecker, Van Buyten, Dos Santos - Hemdani, Celestini - Bakayoko,
Sakho, Fernandao (Johansen, 10e). Entr. : Perrin

 

PSG : Alonzo - Paulo Cesar
(Llacer, 73e), Heinze, Pochettino, Potillon, Cristobal, Déhu - Pedron (Rocchi,
80e), J. Leroy - Ogbeche (Fiorèse, 46e), Ronaldinho. Entr. :
Fernandez

 

 

15 ans ! Cela faisait 15 ans que le Paris Saint-Germain n'était pas venu à bout de l'OM dans son antre du Vélodrome. Une performance de haute qualité, assurément la plus belle de toutes.

 

C'est comme toujours dans un Stade Vélodrome très
hostile que les hommes de Luis Fernandez pénètrent sur la pelouse. L'entraîneur parisien sera d'ailleurs contraint d'être escorté par le GIPN lors de son entrée sur le terrain tant la haine des supporters marseillais est à son comble.

10ème minute : Le brésilien de l'OM Fernandao se fracture le crâne après un choc
rugueux avec le parisien Heinze. Il doit quitter prématurément ses coéquipiers. Coup dur pour l'OM qui perd son principal atout offensif.

Vexé par ses deux précédentes défaites contre l'ennemi parisien, l'OM entend bien renverser la situation et entame un pressing haut et physique. Les parisiens répondent sereinement aux assauts provinciaux en procédant par contre. Il faudra à plusieurs reprises un grand Jérôme Alonzo pour préserver le score nul et vierge.

Conformément aux attentes, Ronaldinho se montre très en vue, passant à plusieurs
reprises la défense olympienne en revue.

28ème minute : Stupeur au Vélodrome. Jérôme Leroy l'ancien marseillais sur le
côté droit adresse un centre anodin qui se transforme en tir et qui trompe
Vedran Runje trop avancé. Le PSG ouvre le score dans un silence de cathédrale.
(1-0) Un but venu de nul part qui prendra même de cours les commentateurs de
Canal +.

40ème minute : Le nigerian Ogbeche tout aussi en vue que Leroy ou Ronaldinho ce soir, se retrouve seul devant Runje, mais le portier olympien aura le dernier mot et préserve son équipe de la correction juste avant la pause.

Au retour des vestiaires, les hommes d'Alain Perrin sont décidés à revenir rapidement le score. Le pressing phocéen se veut plus âpre, forçant le PSG à laisser un peu plus de terrain à son adversaire du soir.

55ème minute : Contre toute attente, Franck Leboeuf au milieu de terrain manque une relance et délivre une action en or pour Ronaldinho qui, au bout de sa folle chevauchée ajuste Runje par une balle piquée de l'éxterieur droit. MAGNIFIQUE ! (0-2)

65ème minute : Dix minutes plus tard, l'OM riposte par Sytchev tout fraichement
entré qui oblige Alonzo à détourner en corner. Sur le corner, Bakayoko ajuste Alonzo mais Potillon sauve son camp sur la ligne. Bien que menant 2-0, le PSG est au bord de la rupture.

88ème minute : Paris ne s'arrête pas là et compte bien humilier une fois de plus
son rival. Qui d'autre que le bourreau brésilien de l'OM pouvait mettre la cerise sur le gâteau? Lancé par Rocchi, Ronaldinho échappe à la vigilance d'Hemdani, contourne Runje, et s'arrête une seconde face à un but vide comme pour chambrer le public marseillais. Il transmet ensuite au buteur Jérôme Leroy qui n'a alors plus qu'à pousser le centre du brésilien pour signer son doublé. (3-0)